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Je m’aperçois dans mes hauts/bas vertigineux que seul m’importe de peindre, dépeindre mon émotion.
Ressenti à exorciser, amplifier, cristalliser dans des rapports de couleurs spontanés, associés à des traits, une écriture.
Ma technique est nulle. Non pas que je m’en désintéresse, mais étant donnés la faiblesse de mon apprentissage et le manque de temps dont je dispose, sa considération en vient à constituer un frein puissant qui m’empêche de faire.
Quant à la texture, le goût de la matière, ils viennent, lentement, se frayant un chemin dans les interstices de ma velléité (acheter, investir, ordonner, mobiliser des matériaux, je m’y noie). Un tableau sans matière est sec comme une volaille sans chair, mais aérien et léger comme un oiseau… Mon attirance et ma dévotion pour Munch, entre tous, se pose là.
C’est pourquoi je ne suis finalement jamais plus à l’aise que dans la récupération, le détournement des objets, supports, peintures industrielles que me donnent les rues avoisinant l’atelier.
Fût un temps « glorieux » et pas si lointain, où je partais courageusement affronter mon envie de peindre sur mon beau vélo hollandais (ma rolls héritée de Thèrèse) à la recherche de « spots », paysages parisiens, constitués le plus souvent d’eau et de pierre. Mon petit matériel d’huile dans le sac, je ne me prémunissais que rarement d’un support, préférant glaner ça et là le morceau de carton ou d’agglo qui se marierait et interagirait remarquablement avec le motif dévolu.
Voilà ma façon.
Et pour ce qui est du Panthéon, ceux qui me redonnent confiance quand tout va mal, en voici quelques-uns des plus importants :
Greco, Velasquez, Goya,
Van Gogh, Soutine, Chagall
Munch, Marquet, Schiele,
Spilliaert, Beckmann, Ensor
Bacon, Hockney, Basquiat
Rebeyrolle
Et parmi les vivants
Damien Cabanes, Ronan Barrot, Hernan Bas, Marcus Lüpertz, Juliet Mars-Toussaint, et beaucoup d’autres encore…
Du nom du fameux Orchestre des seventies que nous écoutons en boucle pour cette première journée de notre vie à Cotonou, Bénin... chez Grek l'artiste !
Publié par carolas à 03:34:15 dans Bénin - L'Un dans l'autre | Commentaires (0) | Permaliens
Cotonou, à la fin de la route pavée, la plage...
et accident heureux en bas à droite sur le dessin, préservé, le panneau de la tombe de ... Belleville ! Fameux lieutenant des récits colonialistes début XXe qui me servent de carnet. etonnisch nein ?
Publié par carolas à 03:32:00 dans Bénin - L'Un dans l'autre | Commentaires (0) | Permaliens
Cotonou cotoneux...En ce début janvier 2012, dans la moiteur de fin de journée, L'harmattan (vent froid du nord, mais si !) apporte la brume et une brise quasi rafraichissante ! A peine plus de 30°, c'est l'hiver...
On sirote la Béninoise dans les gargottes pieds dans le sable sous les cocotiers, et c'est bon !
Autrement... C'est ici même autour de ces tables que nous avons accouché de L'Un dans l'autre, un fameux soir de janvier 2012...
Publié par carolas à 02:16:09 dans Bénin - L'Un dans l'autre | Commentaires (0) | Permaliens
Je regrette de n'avoir conservé aucune trace d'un long tabeau réalisé chez Zinkpé à l'occasion de notre résidence artistique, qui racontait ce noman'sland de liberté entre la ville et la mer.
M'y baignant et m'y balladant au moins deux fois par jour, j'y ramassais quantité d'ordures dont elle est jonchée, restes plastiques marqueurs de la World malbouffe, détritus indices d'une multitude de plaisirs "interdits" consommés à la nuit tombée dans la quiétude de cet espace quasi infini, le tout assemblé dans un long tableau panoramique du front de mer.
Publié par carolas à 02:03:55 dans Bénin - L'Un dans l'autre | Commentaires (0) | Permaliens
Des dizaines d'autres dessins de Mathieu à coloriser...
Garçon discret voire taciturne dans les journées de labeur, puis grâce divine, explosion de joie et de sensualité le soir à la faveur de la musique, dans ses très beaux costumes de pagne.
Publié par carolas à 01:41:24 dans Bénin - L'Un dans l'autre | Commentaires (1) | Permaliens