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Elle est jolie. Guigui l'appelle Arielle, moi, je préfère la Keller (Marthe), plus fraîche.
Elle s'emmerde, mais le bo jeune homme qui pourrait la ravir à sa droite, est trop intellectuel, pour se passionner.
Elle a une jolie robe, de longues jambes bottées, plus tard dans la rue des Fontanes du temple où elle faillit jadis se faire "ensectér", la voilà gratifiant d'un doigt appuyé l'automobiliste qui s'est égaré le regard et les pédales dans ses plis et ses courbes ...
Il y avait de jolies femmes ce soir-là, notre sculptrice russo-bourguignonne, une grande Sabatini des années 2005 et son gainsbarre taulard, la Julie de Dante ... et quelques comédiens que nous avons snobés pour le barfly des fontaines ...
Publié par carolas à 04:02:44 dans Belleville cats | Commentaires (0) | Permaliens
mais ce soir, au Passage de Retz, on célèbre une autre affaire, un crime plus conséquent, l'objet du siècle ...
malevitch, carré noir, Shoa, de l'usine de la mort à l'oeuvre d'art qui produit l'absence, Scali Delpeyrat s'ébroue sur les rhétoriques analytiques de G. Wacjman ; un OTNI (objet théatral non identifié), "loi d'airain de l'économie de marché, l'objet fait jouir, le sujet fait chier"...
Publié par carolas à 03:48:16 dans Belleville cats | Commentaires (1) | Permaliens
vendredi dernier Stein m'a appris que Mouloud est mort. Mouloud qui ça ?, je ne savais pas qu'il s'appelait comme ça, habitait sur la bouche d'aération de la boulangerie, notre doux réveur, notre champion intempéries, un temps, péri : l'hiver, son challenge, son épreuve, il tenait le coup, chaque matin, on se demandait s'il serait encore là, mais la BApsa ne le ramassait pas, il restait là, notre conscience lavée, puis venaient le printemps et l'été, on pouvait boire des coups, au chat noir, au chamane, il redevenait notre fierté, ses beaux yeux gris témoins d'un chaud désert du sud.
après le 27 février, les murs de la boulangerie se sont fleuris, on en parlait dans le quartier, cette commémoration spontanée, voyez y a de la solidarité, depuis 93 qu'il était là on apprenait. Maintenant, sous la pluie, la giboulée tout cela, les bougies, les textes, les oraisons, s'est recroquevillé, peau de chagrin, et sa tente, qui a déjà fait le bonheur d'un autre manent, ce qu'il ne voulait pas, ce pourquoi il devenait mauvais, qu'on lui pique sa place.
A dieu mouloud
Publié par carolas à 03:38:22 dans Belleville cats | Commentaires (0) | Permaliens
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