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peindre

et faire l'amour

Tokyo/Kichijoji/Mitaka Shi/Shimo Renjaku | 21 avril 2008

du global au local...ces mots - des topographies,  pour désigner jusqu'au hameau/lotissement/quartier de notre famille de têtes blondes... dont voici la courette dans ce quartier de petites ruelles hyper paisibles. On se déplace à vélo dans la ville de Mitaka shi, une banlieue maraîchère, où subsistent de nombreux parcelles de terre cultivées, qui valent maintenant une fortune. Certains paysans sont encore là, une table de picnic une caissette de métal pour la monnaie, quelques bottes de carotte ; d'autres ont cédé à l'automation... des petits casiers vitrés, on insère une ou deux pièces et l'on peut récupérer sa salade qui vient d'être détérrée.

Les élections se jouent ces jours-ci dans la commune de Mitaka shi... La politique ne se fait pas vraiment  dans le serre poigne des jours de marché... En lieu et place, des sortes de voitures dignes du cirque Zavatta qui quadrillent le quartier avec de puissants hauts parleurs et des candidats qui font la harrangue en gants blancs...

 

 

Publié par carolas à 20:06:34 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

la calligraphie et le dessin | 15 avril 2008

où comment savoir représenter tout ça...

Le sceau et une partie du Kanji qui signifie "pavillon d'argent" (Kannonden ou Ginkaku pou rle "poular name")

 

Publié par carolas à 01:12:06 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

le Yukulelé le soir au bord du lac | 15 avril 2008

et ces jeunes japonais qui chantent leurs super mièvreries...  au son du Yukulélé, on adore !

Publié par carolas à 01:03:40 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

Hanami - Regarder les fleurs | 15 avril 2008

 

Vu de France, la coutume ne m'était pas totalement inconnue mais me paraissait tout au plus pitoresque. Difficile alors d'imaginer la valeur de ce moment unique. Le cerisier, Sakura, n'est pas cet  arbre rabougri oublié au fond de quelque jardin de banlieue. Sakura est omniprésent, séculaire, tricentenaire... le platane parisien ? pfut, de la petite bibine. Sakura hanami est à la fois explosion de la pureté virginale retrouvée et toute puissance fugace de l'éjaculation. Un moment d'éternité, une petite mort.

Impossible à représenter, évidemment, la nuit... Mon aquarelle est aussi impuissante qu'un appareil photo. Frustration récurrente tout au long de ce voyage : les fleurs de cerisiers se dessinent autrement qu'à coup de pinceau de poil de sanglier ! (donc, Hanami, gniagniagnia éjaculation, toute puissance, et moi, gniagniagnia pinceau, impuissant : alleluah vive freud !)

Je publie ce dessin pour ce petit trapèze en bois au bord de l'eau dans les branches de cerisiers aux fleurs evanescentes (il vaut mieux préciser vu la qualité du dessin) : un portique (Tori ?) Shinto, symbole d'équilibre et de nature. Comme l'avait remarqué Nicolas Bouvier (chronique japonaise), l'art du compromis japonais se manifeste de façon exemplaire dans le syncrétisme abouti entre croyance primaire et animiste, le culte de la nature Shinto, et la croyance "d'importation", le boudhisme, qui s'impose de Chine à partir du 8e siècle. Difficile pour un profane de faire la part des choses (on comprend seulement qu'il y a du shintoïsme dans le Boudhisme et vice versa), sinon que cela rend ce Boudhisme là particulièrement séduisant,  d'un point de vue esthétique...

 

Publié par carolas à 00:45:21 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

Inokashira Koen | 15 avril 2008

 

Le parc et le lac qui séparent Kichijoji, le métro, de Mitaka shi, la commune de M. et X. Quelques minutes en vélo ou un quart d'heure à pied. Bucolique, aéré, harmonieux. Sentiment d'espace, et surtout la fête qui s'installe la fameuse, Hana mi (littéralement "Regarder les fleurs"), l'éclosion des fleurs de cerisiers, le renouveau absolu, l'éjaculation du printemps... Chaque japonais guette ce moment. Dans les parcs, on installe déjà les grandes bâches bleues en plastique qui permettront de se retrouver, en famille, entre collègues, collégiens, on réserve l'espace en s'installant deux jours à l'avance tout en pariant sur le moment de l'éclosion. C'est le temps de la fête, de la transgression, de la picole, de l'échange... Les chaussures noires des cadres sont alignées le long des bâches, les jeunes sortent leurs guitares.

 

Publié par carolas à 00:20:40 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

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