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Le 02 janvier dernier, nous traversons les States avec deux vols US Airways, Detroit-Phoenix (de la neige au désert), puis Phoenix-Oakland (en face San Fransisco): c'est l'une des combinaisons les moins chères pour rejoindre la Californie (200 dol environ) : vieux boeing (des 737) équipés en fauteuils sky bleu pétrole late Seventies. C'est un poncif, mais cela ressemble nettement plus à un transport en car/bus, le voyage aérien banalisé. si j'ai bon souvenir on nous sert quand même un café : les PNC n'ont plus rien de cette aura de luxe, de classe que sont sensés dégager les personnels AF, et font davantage penser à des serveurs/serveuses de cafétaria. La fonction est totalement "désacralisée" : ici, Sue qui a revêtu le besogneux tablier de service (ce qui se fait aussi sur Ryanair, mais jamais chez nous) une eurasienne de plus de 60 ans : dans l'ensemble ses collègues sont aussi âgé(e)s, comme s'il s'agissait d'un emploi post-carrière professionnelle, pour pallier à une retraite trop maigre, et c'est sans doute le cas... Dans le genre, cf le fameux Jackie Brown de Tarantino !
Publié par carolas à 12:55:42 dans La vie en l'Air | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a aussi de jeunes hôtesses décontratées, cool, souriantes, et sympathiques comme Ingrid sur ce vol de retour du Japan par Osaka en mars dernier.
Avant même que l'avion ne décolle, je l'entends gromeler à sa collègue "j'ai la dalle", et ça tombe bien, car cela correspond exactement à mon état du moment... C'est finalement rassurant. Le côté hyper safe (les 7 règles d'or/guidelines que les PNC se doivent d'appliquer en toute circonstances) contribue peut-être à les rendre irréels, distants, pour ne pas dire angoissants... Et puis la représentation du luxe, de la classe et du bon goût français, certes, mais effet pervers, cela en devient parfois totalement rigide et puant.
Quoi qu'il en soit, je pense ces jours à leur confrontation obligée aux expulsions, je n'aimerais pas être à leur place. Bien que le raisonnement soit des plus sordides, je me console finalement en imaginant que sont là exposés les plus riches, ceux qui ont contribué au XVIII brumaire de notre petit père des peuples, ceux d'ailleurs les moins exposés dans leur vie quotidienne ; une façon au moins de les exposer directement en retour aux conséquences de leur acte... Encore que le raisonnement ne tienne guère, car il y a moins de chance que ceux-là embarquent pour l'Afrique...
Voili. Ce qui est marrant avec ce dessin d'Ingrid dans son siège sécurité au décollage, c'est sa manière un brin japonisante, l'un des derniers dessins après 10 jours de voyage : les influences se font aussi une place dans l'inconscient et dans la geste.
Publié par carolas à 16:17:57 dans La vie en l'Air | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par carolas à 16:41:23 dans La vie en l'Air | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par carolas à 16:35:14 dans La vie en l'Air | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par carolas à 16:12:15 dans La vie en l'Air | Commentaires (0) | Permaliens